8 signes qui prouvent que vous avez le syndrome de l’imposteur

Qu’est-ce que le syndrome de l’imposteur ?

Vous êtes-vous déjà demandé comment vous êtes arrivé à votre poste actuel ou comment vous avez pu avoir une famille aussi formidable ? Avez-vous déjà pensé que si les gens connaissaient le “vrai” vous, ils ne vous aimeraient pas ? Vous êtes-vous déjà inquiété d’être “démasqué”, même si vous n’êtes pas fourbe ?

Si c’est le cas, vous souffrez peut-être d’un problème de santé mentale courant appelé syndrome de l’imposteur.

Le syndrome de l’imposteur se manifeste lorsqu’une personne doute de ses capacités, se sent comme un imposteur et croit que ses réalisations sont dues à la chance plutôt qu’à ses propres compétences.

1 – Vous avez peur d’être “démasquée”

Si vous êtes toujours persuadée de n’être qu’un vilain petit canard déguisé en cygne, et que vous avez une peur panique qu’un jour quelqu’un découvre votre “vrai ” visage -c’est-à-dire votre soi-disant incompétence, il est très probable que vous souffriez d’un syndrome de l’imposteur Malgré leurs succès, les personnes visées par ce syndrome sont convaincues qu’elles trompent leur monde, qu’elles sont illégitimes.

Même sous une avalanche de compliments de la part de son patron, “l’imposteur” continuera à croire qu’il n’est pas assez bien pour son job, qu’il va être remplacé… Et ce, au prix d’un stress incontrôlable et d’un profond mal-être.

2 – Vous vous infligez une pression démesurée

Pour un “imposteur”, chaque tâche, même les plus insignifiantes, prennent une importance vitale. Il peut passer des heures à finaliser un PowerPoint pour une simple réunion de routine avec son équipe, à réorganiser ses dossiers ou à réécrire un mail. Et il en va de même dans sa vie privée : il est capable de se fustiger pendant des heures s’il oublie de passer au pressing ou s’il fait légèrement brûler le dessus de sa pizza maison.

En fait, c’est là tout le danger du syndrome : vous vous fixez des standards de vie complètement irréalistes et inatteignables, qui ne laissent pas la place à la moindre erreur. Et vous vivez donc dans un état de stress perpétuel à cause du décalage entre vos repères utopiques et le chaotique brouillon de la réalité.

3 – Vous vous sabotez vous-même

À force de ressasser obsessivement ses doutes sur ses aptitudes au travail, “l’imposteur” finit par provoquer des situations qui lui donnent raison. Sa perception distordue de la réalité vient colorer ses actions : il s’auto-limite inconsciemment, jusqu’à en gâcher ses compétences. Et il alimente ainsi son syndrome de l’imposteur, sans se rendre compte que c’est parce qu’il y a cru qu’il a échoué.

4 – Vous vous dénigrez en permanence

Enfermée dans un cercle vicieux de décrédibilisation et de détestation de vous-même, vous êtes devenue votre pire ennemie. Qu’il faille affronter un échec ou célébrer une victoire, votre mantra demeure le même : vous n’avez pas été assez bonne, vous n’avez aucun talent pour votre travail, vous avez seulement eu de la chance…

Vous ne vous sentez jamais à la hauteur et vous ne vous laissez rien passer. Pas besoin de patron tyrannique lorsqu’on est atteint d’un syndrome de l’imposteur : on s’occupe soi-même de s’humilier et de se descendre sans raison…

5 – Vous manquez de confiance en vous

Tout le monde pense que vous faites un travail extraordinaire… sauf vous. “L’imposteur” peut perdre confiance en ses idées en pleine réunion, parce qu’en les exposant face aux autres, il a soudainement la sensation qu’elles ne valent rien, il abandonne des projets qui lui tenaient à cœur en cours parce qu’il n’arrive pas à demeurer persuadé de leur pertinence, il s’énerve contre lui devant ses collègues…

Et dans le monde du travail actuel, qui exige de l’audace et un sens de l’innovation abouti, ce manque de confiance typique des “imposteurs” peut devenir un véritable handicap : il est difficile de suivre quelqu’un qui se tire systématiquement une balle dans le pied avant le départ de la course !

6 – Vous pensez que tout le monde pourrait faire votre travail

Même si c’est l’un des seuls -et des meilleurs !- experts dans son domaine, “l’imposteur” croit dur comme fer que n’importe qui pourrait faire ce qu’il fait. C’est encore une autre manière d’alimenter inconsciemment son syndrome : il se dénigre en niant tous ses talents et en banalisant ce qu’il accomplit comme si c’était à la portée de tous les enfants de 5 ans.

Il refuse de voir que personne n’a ses compétences, sa personnalité et ses idées, tant il est focalisé sur son sentiment de “fraude” vis-à-vis des autres.

7 – Vous ne savez pas accepter un compliment

Il est toujours gênant de recevoir un compliment, mais si vous êtes atteinte du syndrome de l’imposteur, il est possible que vous en soyez tout simplement incapable. Et ce n’est pas de la fausse modestie : lorsque quelqu’un vous félicite, vous rejetez l’éloge avec scepticisme, voire avec violence. Vous ne parvenez absolument pas à le prendre en considération ou à l’accepter.

À la place, vous pensez systématiquement que l’on se moque de vous, qu’on vous ment pour vous faire plaisir ou pire encore, que la personne est tombée dans le panneau de votre “fausse” compétence. Vous portez un regard tellement négatif sur vous-même que vous le prêtez maintenant aux autres, et êtes devenue incapable d’accorder du crédit aux jugements des autres sur vous -votre chef compris.

8 – Vous êtes devenue très perfectionniste

“L’imposteur ” travaille de manière obsessive et effrénée : il arrive une heure avant tout le monde, repart deux heures après, passe (ou perd) beaucoup de temps à vérifier trois fois d’affilée la moindre de ses actions, pour être sûr de n’avoir rien laissé passer.

Ce type de comportement au travail, motivé par un sentiment d’infériorité et d’insatisfaction personnelle, n’est pas anodin, puisque cela en fait la victime idéale des burn-outs ou des dépressions nerveuses.